22.04.2008

Keen On... Daniel Craig

Ah mais je vous vois venir, Daniel Craig, oui bon, quand on pense à Daniel Craig, on visualise quelque chose genre ...

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ça. De beaux muscles, le regard d'un turquoise aussi turquoise que l'eau qu'il semble pourtant moins admirer que la sublime sylphide (on va dire, nous) étendue sur la plage. Mais c'est pas parce que l'été approche (je reste optimiste vous trouvez?) que je vais vous embarquer (métaphore filée la classe) sur un sujet "beaux muscles, beaux mecs, zéro calorie dans le cerveau". Parce que figurez-vous mesdames/mesdemoiselles que Môsieur Daniel Craig, bientôt de nouveau re-James Bond dans les salles obscures, a aussi tourné dans bon nombre de films, parmi lesquels le récemment vu sur canal Infamous (Scandaleusement Célèbre), ou bien encore, celui dont je vais parler aujourd'hui, Sylvia.
Allez Dan, on enfile la paire de lunettes, on change le décor, et on obtient ça : (tu peux garder le bas)
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Dans ce film de 2003, Daniel incarne le poète  Ted Hugues, qui fut le mari de la non moins remarquable et poétesse américaine Sylvia Plath (on reconnait Gwyneth Paltrow). Si le film choisit de mettre l'accent sur Sylvia Plath par le recours à des scènes qui mélangent ce que la jeune femme, qui souffrait de troubles bipolaires, s'imaginait, et ce que la réalité de sa vie et de sa relation (tumultueuse, orageuse) avec Ted Hugues était, il n'en demeure pas moins que Ted Hugues a joué un rôle majeur dans la mise à jour (oserai-je dire: renaissance?*) du talent de la romancière/poétesse. L'oeuvre majeure de celle-ci (on retiendra son recueil de poèmes Ariel et  bien sûr aussi, La Cloche de Verre) a beaucoup à voir avec les relations difficiles qu'elle avait aussi bien avec son père mort alors qu'elle n'était encore qu'une enfant, avec sa mère, mais aussi avec son génie de mari.
J'ai trouvé le film intéressant parce que, contrairement à ce qu'on a souvent dit de Ted Hugues (parce qu'il s'est mis à la tromper, il aurait replongé Sylvia Plath dans un état dépressif qui l'aurait menée à son suicide en Angleterre, au cours du glacial mois de février 1963), le film ne tranche ni en faveur de Ted, ni en la faveur de Sylvia. Il nous laisse à voir la vie d'un fragile amour, souvent fatal et destructeur lorsque il engage la création d'une forme d'art qui lui survit.
Bon après, si tout cela vous laisse de marbre, vous pouvez toujours vous consoler avec ces scènes de plage de la Côte Est (on voit Gwyneth suffisamment de loin pour s'imaginer que la fille, c'est un peu nous) ...1243169826.gif
* Tout comme il est de coutume de dire que les chats ont 9 vies, Sylvia Plath, qui tente une première fois de mettre fin à ses jours alors qu'elle a une vingtaine d'années, aimait à dire qu'elle était comme un chat.