21.04.2008
Madame Mime et Mes Années Collège
En lisant le commentaire d'Elea, je me suis demandé comment j'en étais venue pendant très très longtemps à littéralement détester le sport et à ne pas vouloir en faire. Le sport était pour moi forcément synonyme de souffrances, d'embarassement, et je me voyais systématiquement comme réduite à un cheval dans un manège lorsqu'il s'agissait, de faire dix fois le tour du terrain sans même qu'on nous explique tout le bien être que procure la course. Le jour de la semaine où il y avait sport, je m'arrangeais toujours pour me faire toute petite dans un coin. Etant plus grande que les filles de mon âge, j'étais souvent gênée par mes grandes pattes, ce qui aurait dû au contraire me favoriser et me permettre de battre les garçons à la course et piquer leurs slips comme ça pour rigoler parce qu'à cet âge-là les garçons sont bien bêtes vous savez bien d'être meilleure que je n'étais. Mais, par dessus tout ça, je crois pouvoir dire que bon nombre de mes profs de sport du collège étaient en fait de vraies Madame Mime.
Alors aujourd'hui, si vous voulez bien, je vais m'allonger sur le divan du hameau, délasser mes reebok, et passer en revue le catalogue de ce qui se fait de pire en matière d'éducation sportive :
- le prof crado à l'odeur fortement avinée mêlée à celle de sa transpiration. Son taux élevé de sudation s'explique par la forte activité de ses glandes sudoripares. Son jogging verdâtre, trop large, tombe régulièrement, d'où l'expérience peu esthétique d'entrevoir à l'occasion d'un "cours" son derrière davantage poilu que musclé, cela va sans dire. Il insiste souvent pour montrer aux filles les mouvements de brasse, ce qui, on le sait, nécessite sa présence dans l'eau.
- la Perverse Fripée Anorexique. La quarantaine bien passée mais pas encore assumée. Souvent amie avec le prof crado à l'odeur suspecte, dont elle approuve toutes les décisions, elle a conservé de ses jeunes années le petit chignon serré/étriqué qui, croit-elle, fait ressortir son visage émacié.
Elle se caractérise par son activité favorite, l'enseignement de la gymnastique/danse classique. Rapidement, après inspection de sa troupe de victimes, elle définit celles et ceux qui auront droit à ses faveurs. Ce sont souvent, immanquablement, "les jeunes belles". Souvenez-vous, ce sont les filles à chewing-gums et à tee-shirts moulants estampillés de noms de marque improbables, à l'âge où vous regardiez encore les minikeums, dont tous les garçons de la classe, au collège, étaient amoureux, et qui squattaient le fond du bus pour former la très tendance "baaande" une fois le cours de sport fini.
Avec la P.F.A., aucun problème pour elles, elles sont sûres de cumuler bons points et bonnes notes. Mais pour les autres, donc vous, c'est une autre affaire. A son jeu préféré, le "tirage au sort pas fait exprèsde celle/celui qui seraridiculiséen premier pour passer enroulades/ruades/démonstrations du derrière moulé dans un jogging décathlon souvent affreux, ce qui n'arrange rienexam' final, elle ne manquera pas de sortir ton nom, toi qu'elle n'aime pas parce que tu ne partage pas spécialement ses valeurs, et, au cas où tu n'aurais pas compris qu'elle ne t'aime vraiment pas, mais alors vraiment pas du tout, elle ira de son ricanement qui couvrira la musique de la prestation, et demandera à sa meute de voter, de choisir, et d'éliminer celui/celle qui sera sauvé(e). Une vraie altruiste, la PFA. - la frustrée. Elle, elle a été frustrée depuis son premier cri. Frustrée de ne pas être plus grande, frustrée de ne pas être plus mince, frustrée d'être plus proche de la grosse souris que du petit rat d'Opéra.
Elle est frustrée de ne jamais avoir pu devenir une vraie danseuse, et pour ça, elle a choisi de devenir prof de danse dans une petite association et d'en faire voir de toutes les couleurs à ces gamines qui croient que la danse, c'est avant tout une affaire de plaisir et d'apprentissage des mouvements du corps. Comme dans la vie, on suppose maintenant avec le recul, qu'elle doit pas mal en baver du haut de son mètre soixante de corpulence, dans un monde où les femmes se battent pour les meilleurs morceaux sans pitié aucune (c'est bien connu). Alors on comprend sans néanmoins tolérer, qu'ayant sous la main un groupe de futures concurrentes en devenir, elle n'est pas prête de laisser s'échapper une si belle opportunité de se venger. (Edit: cette phrase est affreusement trop longue et maladroitement exprimée je sais). Sa technique d'approche et d'attaque de prédilection est donc l'incitation à la culpabilité. Plus subtile que la P.F.A., elle a tout un stock de phrases indignes dans la bouche d'une prof de danse de petite association. Qu'à cela ne tienne, elle use et abuse de remontrances quant au fait que certaines d'entre-vous, je ne dirai pas qui, ne seront pas en pointes avant l'année prochaine ou que d'autres, mais toujours les mêmes quand même, n'ont pas révisé la choré cette semaine c'est vraiment pas normal, ou pire encore, exige sur le champ l'éxecution d'un pas de danse, ne dis rien, attend 20 secondes sans rien dire (peut-être songe-t-elle en fait aux kilos qu'elle doit reperdre pour reconquérir Gérard, le patron du p.m.u. de chez elle), puis lâche, sur un ton excédé : "c'est joli mais c'est pas ça, l'arabesque de chat chinois."
14:46 Publié dans Bien dans mes baskets, Une chambre à soi | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : reebok
19.04.2008
Celle qui reprend la course à pied et demande ton avis sur le rweuning

Oui, vous m'avez bien lue/crue/entendue.... je me remets à la course à pied, au rweuniiiing ! Qu'il pleuve, qu'il vente, ou qu'il neige (tout peut arriver dans ce pays), vous trouverez Flo, combattive jusqu'au dernier souffle, armée de son ipod chargé à bloc! Bon, aujourd'hui, il était plutôt à plat, et comme je suis bordélique point de vue recharge d'appareils en tout genre, encore plus depuis que je passe ma vie entre Orléans et Toulouse, il m'a fallu faire avec. J'ai donc la joie immense de vous annoncer que j'ai réussi mon tour, soit une distance de 3,6 km ! Bon, je prends mon temps, je m'économise, mais je ne m'arrête pas ! Histoire de me motiver et de me sentir un peu obligée de vous tenir au courant de l'affaire, ce blog prendra dès maintenant une orientation plus sportive, avec création d'une nouvelle rubrique* (pour ça il va me falloir user de mon pouvoir immense de création) mise à jour de mes objectifs personnels atteints (ou pas) et effets physiques on my very beautiful body obtenus ! Le but n'est pas de faire de toi, chère lectrice qui me suit, une sportive invétérée, mais je publierai très prochainement une note sur le comment courir, comment se remettre au sport...
Pour ça, chère lectrice, j'ai besoin que tu me renseignes ici, dans les commentaires, sur ton avis sur le sport, quel sport tu pratiques, ou sinon, si tu veux t'y remettres. Moi, pendant ce temps, je vais me sécher la crinière et vais faire un tour chez Comptoir de Famille (ahhhh Comptoir de Famille...)
*Edit du dimanche soir : ça se passera dans la rubrique "Bien dans mes baskets"! Un hameau où les filles délaissent les lourdes toilettes, laissent les chapeaux au placard, les macarons au frais, et font du sport quand elles veulent... Marie-Antoinette n'aurait peut-être pas dit non!
12:52 Publié dans Bien dans mes baskets, Une chambre à soi | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
11.04.2008
I know how it felt like to be a student in Hypokhâgne
Quand je dois prendre le train et que ça doit prendre presque autant de temps qu'un Paris-New York sauf que là, la seule destination un tant soit peu métaphorique n'est au mieux qu'un Paris-Jambon-Beurre, je m'arrange toujours pour dormir le moins possible la veille. C'est ainsi que je me suis retrouvée comme un méchant coucou tout juste à l'heure prévue pour le départ du train (8h45, on se gèle sur le quai voie numéro 1 de la gare).



12:14 Publié dans Une chambre à soi | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
07.04.2008
Blog en Travaux Vient de Trouver Bonne Fée
Lyly June, tu viens de transformer sans le savoir ce blog ! Encore ce matin je galérais (oui, c'est le mot) pour définir la bannière et la fond du hameau. J'avais trouvé une image magnifique tirée de Atonement, que j'ai vu récemment et adoré, mais sans savoir ni comprendre pourquoi, je me retrouvais avec un fond noir, tout noir. Et on sait combien la nature a horreur du vide absolu. Ca m'a tellement énervé cette histoire d'écran noir, que j'ai finalement changé d'idée pour quelque chose de plus simple mais d'aussi beau. J'adore la toile de Jouy, je suis tombée amoureuse de ce motif depuis que je me suis découvert une passion pour la vie de Marie-Antoinette dont j'ai lu la biographie faite par Antonia Fraser (celle dont s'est servie Coppola pour le film). Celle qui tapisse les murs de la Chambre de la Reine à Versailles est vraiment absolument magnifique... J'aurais pu rester des heures dans cette pièce lorsque j'ai visité Versailles, et si certains s'accordent à dire qu'elle fait de cette pièce la pièce la plus Autrichienne du Château, ce n'est pas un hasard.
J'ai vraiment trouvé mon bonheur sur un site qui réunit différentes toiles... je vous laisse admirer le résultat (enfin, j'espère qu'il vous plaira, je ne referai peut-être pas les tapisseries du hameau tous les jours!), et je remercie Lyly June pour ses supers conseils sur son blog (téléportez-vous d'un coup de clic magique sur http://lylyjune.hautetfort.com/archive/2007/05/21/sos-blo... pour une transformation digne des contes de fée modernes ! J'ai plein de choses à faire aujourd'hui, je file à la BU de la vénérable Université d'Orléans, 'good day!

14:36 Publié dans Une chambre à soi | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
Je tague, tu tagues, elle tague...
Après PrincesseAudrey qui répond sur son site à un questionnaire, je reprends les questions et je m'y colle à mon tour. Toutes les "princesses urbaines" sont invitées à le faire ! :
Au contact de votre baguette magique, la citrouille se transforme en … ?
Peugeot 206. Je sais c'est loin d'être glamour comme réponse, mais quand je suis dans la voiture de mon Adoré je me sens toujours la digne héritière du hameau.
Le soir du grand bal, c’est quoi votre look streetstyle ?

[Avec mon cerveau branché en permanence sur le mode littérature, je bloque sur "streetstyle". Je parviens à trouver une ébauche de réponse aux bouts de quelques instants. Heeelp] J'aime pas en faire trop, mais en même temps, j'aime pas quand c'est trop simple. J'aime bien être la girl-next-door un peu plus habillée en fait. Quand c'est too much, je ne me sens plus moi-même et j'ai l'impression de faire trop pin-up. Alors le soir du grand bal, c'est presque tout le temps une robe que j'aime m'arriver à mi-cuisses, agrémentée d'un joli bijou qui tombe élégamment sur la robe. En général, je suis hermétique aux chaussures à talons, surtout si le bal est dansant comme bien souvent. Trop souvent mes pieds ne me pardonnent pas tout ce qui dépasse les 7 cm de talons, et le dernier achat en date (une paire de compensées de chez Comptoir des Cotonniers) s'est soldée par une vente aux enchères sur ebay. Ma règle d'or, c'est : si décolleté, pas de robe trop courte et vice-versa. Pareil pour le maquillage : si la bouche est maquillée, je fais soft sur les yeux. La dernière fois que je me suis fait faire un maquillage (c'était samedi 29 pour la soirée d'anniversaire de mon Adoré), j'avais la bouche + les yeux charbonneux, et c'était hyper trop. Dès que je suis sortie du magasin, j'ai quasiment couru à la voiture à la recherche désespérée d'un mouchoir pour enlever tout le gloss que la maquilleuse s'était acharnée à déposer sur mes lèvres. Ca va sembler bizarre à celles qui m'auront vue au café Bapz, la dernière fois. C'était le jour où on devait remonter sur Orléans le soir-même, et j'aurais voulu quand même être un peu mieux habillée. Promis je ferai mieux la prochaine fois ^^
Miroir, Miroir, c’est qui la plus belle du royaume blogosphère ?
Le hameau est en cours d'emménagement, et ne dispose pas encore à l'heure actuelle de miroir magique ! Avis aux intéressées : hameau de flo cherche miroir magique pour trouver la plus belle du royaume blogosphère. [Où l'on voit comment éviter une tempête diplomatique au sein du royaume!]
Après minuit, vous redevenez quoi ?
Une créature trop feignasse pour se démaquiller (pas bien je sais), archi colérique si je ne trouve pas un endroit chaud et douillet pour récupérer quelques heures de sommeil et super contrariée si l'Adoré me tourne le dos pour s'endormir sans me dire bonne nuit ni me faire un bisou. [Le glamour est définitivement mort je le confirme]
Quel est le prince des villes qui vous fait rêver ?
Euh aucun en fait. Prince Charming, le prince de Shrek, m'a définitivement vaccinée ^^
Votre slogan à tagger sur les murs est… ?

J'aime beaucoup la devise de la ville de Québec : "Je me souviens"/ "I remember". Non seulement parce que j'ai vécu là-bas, un an, en 2005, avec mon ami, mais aussi parce que je le trouve beau, nostalgique, et énigmatique, donc profond. Et encore plus parce que la fonction d'un tag est de laisser une trace. "Je me souviens" : un tag dans un tag en quelque sorte.
Quelles sont les [visiteuses du hameau] à tagger ?
Toutes celles qui visitent sont taggées ! c'est décidé !
12:00 Publié dans Les visiteuses du hameau, Une chambre à soi | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : tag
02.04.2008
Le blog et moi
J'ai longtemps pensé au moment où je me trouverais à écrire la première note de mon blog. En fait ça fait un bon moment que ce blog existe. Il était déjà dans ma tête avant d'être ici, et il était déjà un blog avec un nom et une adresse, avant que je me décide à livrer un peu de moi même et de mon univers à travers ces pages.
Ma principale source d'inspiration, pour ce qui est de faire un blog, est Princesse Audrey sur http://www.princesseaudrey.com. Son blog plein de fraicheur et de gaieté, je voudrais que le mien s'en rapproche le plus et elle m'a sans le vouloir incitée à ouvrir ce premier blog. Parce que je me trouve souvent à Toulouse, et parce qu'elle y organise vendredi prochain un goûter au Bapz, un temple de cheesecakes, de muffins et de carrot cakes, j'aurai bientôt l'occasion d'en (re)parler!
Dans ce blog, c'est sûr et même certain, il sera donc question de ce que j'aime, de ce qui m'anime. Comme beaucoup de filles, j'ai mes côtés girly. La mode, son évolution, le magazine Elle ou Vogue que je lis régulièrement sont de véritables échapées qui n'ont rien à voir avec ce que je fais normalement. A 24 ans je suis étudiante en Anglais et vient de compléter un master 2 en littérature américaine à Orléans. Rien à voir donc! J'essaierai donc de faire partager un peu mon quotidien, à ma façon, et les nouveautés aussi ^^
Ici, j'aimerais me (re)trouver chez moi, laisser traîner quelques affaires par-ci par-là, perdre de vue quelques objets pendant quelques instants avant de le retrouver quelques minutes plus tard, enfoui sous une tonne de tee-shirts, de jupes à frous frous et de chaussures. J'admire les femmes qui ont su révolutionner une société, imposer leurs vues et leurs modes de vies. La plus marquante d'entre-elles et la plus inaperçue reste Marie-Antoinette, (Marie Antoine pour les intimes). A un moment, j'avais d'ailleurs pensé donner à mon blog une orientation très Versailles. Mais je suis trop multi-facettes pour rester fidèle à un esprit, à une lignée, et je crois reconnaître plusieurs personnalités, ou du moins j'essaie de m'en inspirer. Sur ce blog, on trouvera alors du Babydoll, mais aussi du Kay Lake à la Scarlett Johansson, et encore un peu de romantisme à la Jane Austen que je lis assidûment... Donnez-moi vos avis, vos idées, vos suggestions! Elles seront les bienvenues du moment qu'elles sont constructives et respectent toutes les opinions. Rappelez-vous, vous êtes ici dans un Hameau, un espace un peu en retrait des activités et des obligations mondaines, où il est toujours agréable de se prélasser au son d'un concerto à a Harpe tout en savourant un thé aux épices.
Alors, prêtes à franchir le seuil? Installez vous confortablement, munissez vous toutes d'un grand mug de chocolat chaud, prenez votre chat sur vos genoux (ça réchauffe) ou à défaut, la tête chevelue de votre amoureux... Vous êtes chez moi et Vous êtes les bienvenues!
23:16 Publié dans Une chambre à soi | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note

